- Un chantier européen transfrontalier, en plusieurs étapes, qui comporte plus de 200 km de lignes nouvelles entre Lyon et Turin et plusieurs ouvrages d'art et tunnels, dont le tunnel de base de 57 km entre Saint-Jean-De-Maurienne et Suse.
- Une liaison ferroviaire mixte, fret et voyageurs, qui transportera à terme 40 millions de tonnes de marchandises (soit l'équivalent de 2 millions de camions transitant à travers les Alpes) et 5 millions de voyageurs par an, en toute sécurité, offrant une véritable alternative au transport aérien et routier avec un gain de temps de parcours de 2 heures (dont 1 heure liée au seul tunnel de base).
- Le seul corridor ferroviaire de fret massifié est-ouest permettant de faire transiter à travers les Alpes les flux en provenance du nord comme du sud de la France vers l'Italie, mettant en réseau 5 000 km de lignes existantes de la péninsule ibérique à l'Europe centre-orientale.
- Un tunnel de base international de 57 km, de St-Jean de Maurienne à Suse, dont l'investissement représente 8,2 milliards d'euros (valeur 2010, prenant en compte la modification de son débouché en Italie). L'Union européenne finance les travaux à hauteur de 27 %, soit une première tranche de 671,80 millions d'euros. En contre partie, les Etats français et italien se sont engagés sur un planning de réalisation de l'infrastructure. Pour la période 2014-2020, la Commission européenne a proposé de porter ce financement jusqu'à 40%, dans le cadre de la "Connecting Europe Facility". Le Parlement européen et le Conseil seront amenés à prendre position sur cette proposition durant l'année 2012.
- Une réponse au Grenelle de l'environnement avec un objectif réaliste de diminuer d'1 million de poids lourds, le trafic à travers les Alpes dès la mise en service du tunnel de base.
Avec un démarrage du chantier du tunnel de base en 2013, la mise en service du Lyon-Turin est attendue en 2023. | 

|